Comment bien négocier en voyage

La première chose à comprendre au sujet d’une négociation est qu’il n’y a pas de prix idéal. Le prix idéal est le prix que l’acheteur est prêt à payer et que le vendeur est prêt à recevoir.
A partir de là, vous pouvez considérer comme bien négociée votre fausse Rolex marocaine à 30 euros ou alors trouver que le prix juste est de 10 euros.
Tout est affaire de compromis entre le vendeur et l’acheteur. Néanmoins, certaines techniques peuvent aider le routard dans sa quête perpétuelle du budget à respecter.

 

Avant tout, une mise au point : non le routard n’est pas radin, il est économe !

L’argent est le nerf de la guerre en voyage. C’est lui qui détermine notre durée du séjour mais aussi les prochains départs. Alors partir avec l’objectif du budget le plus bas est forcément une constance chez les routards.

Osez la négociation !

En voyage, il faut parfois oublié ses acquis ou ses habitudes. Il n’est pas dans la culture française de négocier et les étiquettes sont là pour nous le rappeler. Dans beaucoup de pays l’approche est différente. Négocier fait intrinsèquement partie de la démarche commerciale. Dans certaines cultures il est même mal vu d’accepter le prix annoncé sans marchander. Négocier, c’est bien plus qu’essayer d’obtenir un rabais, c’est aussi un échange humain qui peut durer assez longtemps mais qui peut instaurer une relation amicale au cours de laquelle un thé peut vous être offert. Alors, osez !

Négociez votre taxi avant la course

Qui dit taxi en voyage, dit voiture, mais aussi et surtout pousse-pousse, tuk-tuk, rickshaw, jeepney… La règle commune dans de très nombreux pays est de demander le tarif avant de monter à bord. Ne montez surtout pas si vous ne connaissez pas à l’avance le prix sous risque d’avoir une désagréable surprise… La négociation sera beaucoup plus difficile et électrique une fois la course terminée.

Renseignez-vous

Au préalable, vous pouvez vous renseigner sur les tarifs habituellement pratiqués pour les locaux. Demandez auprès de votre hôtel, aux passants, à votre guide…

Sourire et bonne humeur

Une négociation est avant tout un échange humain. Essayez d’instaurer un dialogue sympa et jouez la carte de l’humour et de la gentillesse. Vous aurez plus de chance de parvenir à un petit rabais.

Dites que vous êtes Français !

Apparemment les Français semblent être durs en négociation. Nous avons une réputation différente des Américains, par exemple. Ces derniers se voient très souvent proposer le prix fort, que beaucoup acceptent. Les Français sont plus difficiles d’après les dires des commerçants que nous pouvons croiser. Alors dites simplement que vous n’êtes pas Américain mais Français, avec une pointe d’humour ça passe toujours mieux.

Ne perdez pas votre temps

Vous tombez sur un coriace qui ne veut pas lâcher de leste pour son service à thé ? Pas grave, ne restez pas longtemps dans son échoppe et allez voir son voisin ou faites mine de partir, soit il vous rattrapera, soit son voisin sera plus conciliant.

Faites le difficile

Trouvez le moindre petit défaut sur l’objet souvenir ou alors faite une mine déçu lorsque vous sentirez les épices au marché. Bref, montrez un manque d’enthousiasme afin de persuader le vendeur de consentir à un effort.

Appâter le vendeur

Sortez les billets que vous êtes prêts à mettre pour acheter votre plat à tajine. Même si l’on est loin de la somme demandée, la vue du bénéfice peut faire réagir le vendeur.

Ne dites pas que vous en voulez plusieurs

Ne commencez jamais votre négociation en disant que vous souhaitez acheter plusieurs objets. Il vous sera plus facile d’obtenir une remise en annonçant, une fois les négociations entamées, que vous souhaitez en prendre plusieurs.

Evitez le bling-bling

Il sera évidemment plus facile et surtout plus décent de négocier quelques euros si vous êtes débarrassés de tout objet de valeur sur vous, plutôt que de faire glisser au poignet sa Rolex ou de s’exhiber avec son polo Armani.

Demandez de l’aide au locaux

Si vous avez sympathisé avec des locaux, vous pouvez toujours leur demander de faire les achats à votre place. En Jordanie, notre guide du désert nous a proposé d’acheter pour nous un narguilé. Au final il nous aura couté 15 euros, soit 2 à 3 fois moins cher que le prix qu’il nous aurait couté par nos propres moyens. Encore plus efficace que la négo !

 

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