Etape 6 : Singi-Kebnekaise

by 7 septembre 2015 • Trek en Laponie suédoise : KunglsedenTrek en Laponie suédoise : Kunglseden Commentaires fermés

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Jour 6

Une nuit glaciale

Cette nuit aura été la plus difficile de toutes. En cause, un vent très fort qui a amplifié la faible température, m’obligeant ainsi à m’emmitoufler comme jamais dans mon sac de couchage avec mes trois couches : t-shirt, polaire et doudoune. Le bonnet fut évidemment vissé sur la tête comme toutes les nuits précédentes. Les éléments climatiques commencent à me donner une raison de vouloir en terminer avec le trek. Au petit matin, le calme revient et je peux enfin sortir de ma tanière. Le froid est toujours tenace malgré un ciel qui se dégage.

Le refuge de Kebnekaise, un réconfort mérité

La longue journée d’hier m’a considérablement bien rapproché du prochain refuge, celui de Kebnekaise. Si bien qu’en moins d’une heure j’aperçois le plus grand refuge de toutes les étapes déjà effectuées. Plusieurs bâtiments font office de dortoirs et je me réjouis de la présence d’une boutique, d’un restaurant et d’un coin lounge. Le refuge est également fourni en électricité. C’est la plus haute montagne du pays, Kebnekaise, qui justifie ces infrastructures importantes car de nombreux marcheurs viennent jusqu’ici uniquement pour son ascension. Un petit sentiment de civilisation réchauffe toujours le moral, surtout après six jours au cœur d’une nature sauvage.

Évidemment je me dirige illico vers le restaurant, ne servant pour le moment que le petit déjeuner, pour déguster des pâtisseries et un café, assis confortablement sur une banquette, au chaud. Le plaisir dans la simplicité, comme le permet ce genre d’aventure, qui coupe avec notre confort habituel pour ensuite mieux nous offrir ces petites choses si banales mais agréables.

Par bonheur mon téléphone capte enfin un signal, je peux enfin rassurer mes proches, sans nouvelle depuis Stockholm. Tout le monde est rassuré, mon estomac est rassasié et c’est le moral à bloc que je reprends la route finale vers Nikkaluokta. L’idée est d’avancer au mieux sans pour autant tout faire aujourd’hui car je compte prendre le bus me ramenant à Kiruna demain à 12h30.

Dernière ligne droite et ultime bivouac

Je me lance alors à l’assaut des 17 kilomètres restants sur les 110, dans un paysage qui change radicalement. Je laisse derrière moi les montagnes enneigées et les larges vallées avec rennes et lacs pour m’aventurer dans une forêt aux allures de celle de la première étape, entre Abisko et Abiskojaure. Pas de décors transcendant donc et une impression de fin d’aventure qui se dessine. D’autant que la route n’est pas des plus agréables avec de nombreux obstacles rocailleux obligeant à garder les yeux rivés aux sol. Le chemin se fait légèrement descendant et c’est à une allure prononcée que j’avance. Si bien que je m’aperçois n’être qu’à cinq kilomètres de l’arrivée lorsque je songe à poser ma tente. Mais l’exigence de trouver un endroit digne de mes précédents spots me fait continuer de longues minutes avant de trouver un camp idéal, juste avant le dernier pont en direction de Nikkaluokta, à 3 km.

Rivière et petite clairière dans la forêt, il ne me reste qu’à déplier une dernière fois ma tente et à profiter de la dernière douce soirée. Mon aventure prend fin demain et je savoure une dernière fois cette sensation de liberté incomparable de pouvoir se déplacer, contempler, s’arrêter et s’installer pour la nuit selon mes propres envies.

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