Entre consommation et tradition

by 6 mai 2014 • Carnet de voyage BangkokCarnet de voyage Bangkok Commentaires fermés

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Jour 2

Fuir Khao San Road ?

Au petit matin, Khao San Road nous offre un visage tout autre que celui du soir, qui agite les voyageurs fêtards. Ce calme retrouvé n’est que temporaire et s’évaporera au fil de la journée.

Notre première préoccupation est de trouver un hébergement qui se rapproche plus d’une petite guest house à l’esprit familial, loin du gros complexe hôtelier dans lequel nous avons passé la nuit, malgré une chambre très agréable flirtant avec le luxe. Malheureusement il semble difficile de trouver des disponibilités dans les charmantes guest houses des alentours sans avoir réservé. Nous nous résignons à la cherche d’un nouvel hébergement afin de ne pas perdre trop de temps et décidons de rester trois nuits supplémentaires dans notre hôtel actuel, convaincus par l’offre d’une nuit offerte et la proximité avec les commodités.

MBK, l’antre de la folie acheteuse

Bangkok est certainement le plus grand supermarché au monde. Ici, tout se fabrique et tout se vend, à des prix défiant toute concurrence. Qui n’a jamais vu sur un vêtement ou un appareil électronique le fameux “Made in Thaïland” ? A la recherche d’une bonne affaire pour renouveler le matériel photo, nous partons au MBK, immense centre commercial de 7 étages ou plus de 2 000 boutiques se tirent la part du lion. Ici, essentiellement des vêtements et des appareils électroniques. Les allées de ce gigantesque temple dédié à la consommation paraissent interminables et les petits stands s’étalent les uns sur les autres, comme dans un marché couvert.

Après avoir glané des informations sur le probable futur achat d’un appareil photo, nous partons au septième étage à l’heure du déjeuner afin de découvrir un restaurant au concept original, le Sukishi Buffet, où pour la somme de 339 B – environ 8 euros – nous pouvons laisser libre court à notre appétit avec un buffet à volonté, composé de sushis et autres spécialités asiatiques pendant une heure et vingt minutes. Installés sur une sorte de bar, nous voyons défiler devant nous sur un tapis roulant des assiettes proposant des aliments crus que nous devons faire bouillir nous-même, pendant environ trois minutes, grâce au bouillon de la petite marmite que l’on nous apporte et qui est déposée sur une plaque chauffante individuelle. Ainsi, à chaque met souhaité défilant devant nous, il nous suffit de prendre l’assiette, de verser le contenu dans le bouillon et de surveiller la cuisson. Sushis et maquis viennent en accompagnement, en libre-service. Ce n’est seulement après avoir essayé de manger crue la charcuterie proposée et bu le bouillon, que nous pensions être une soupe, que nous avons finalement compris le concept, grâce à une serveuse !

Nous voulions continuer notre journée dans l’univers du shopping thaïlandais avec le très fameux Chatuchak Market, un des plus grands marchés du monde, ouvert uniquement le week-end, mais l’heure qui passe nous fait repporter sa visite à demain.

Wat Pho, haut en couleurs

Pour l’heure, c’est le quartier historique qui a notre faveur, et le temple de Wat Pho, ensemble religieux d’une esthétique rare où les temples et stupas sont totalement différents de ceux visités en Birmanie. Toits colorés, dorures soignées, jardins aux bonzaïs taillés de près et aux multiples statues… L’endroit est magnifique. Le point d’orgue d’une visite à Wat Pho est son immense Bouddha allongé de 45 mètres, doré à la feuille.

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Le stratagème du tuk-tuk

Souhaitant ensuite visiter le proche Palais-Royal, nous sommes contraints de reporté la visite à cause de sa fermeture anticipée, à 15h30. Le tuk-tuk nous amène alors à Chinatown. C’est le moyen de locomotion le plus commode, que l’on trouve à tous les coins de rues et qui hèle en permanence les touristes. Leur conduite, assez kamikaze, leur permet de circuler rapidement en outrepassant constamment le code de la route local, si toutefois il en existe un… Mais ils ont leur limite, l’épouvantable trafic de la ville qui ne leur permet pas de contourner tous les obstacles. De plus, les tuk-tuk sont relativement chers pour les voyageurs au petit budget qui doivent l’emprunter plusieurs fois par jour, même après négociation. L’astuce pour baisser le tarif de la course est d’accepter la proposition du chauffeur de nous déposer dans une des nombreuses confections de costumes ou de bijoux et de flâner durant 5-10 minutes, sans obligation d’achat, ce qui leur permet de recevoir une contribution financière de la part du magasin. Le stratagème est bien rôdé et il a le mérite de baisser considérablement la note, à condition d’avoir une dizaine de minutes à perdre.

Les alternatives aux taxis et aux tuk-tuk sont les bateaux-taxis qui naviguent sur la rivière Chao Phraya, et le métro, dont le skytrain – métro aérien – intéressant financièrement mais que l’on ne trouve pas dans tous les quartiers de la ville.

Chinatown, les sens en éveil

C’est  au coucher du soleil que nous arrivons à Chinatown, illuminé par les nombreuses enseignes, que l’on retrouve dans les quartiers chinois du monde entier. Un tour dans les petites ruelles nous permet de découvrir le quotidien des locaux et nous rappelle les nombreux hutongs que nous avions visités lors de notre voyage en Chine. La nuit définitivement tombée, les nombreuses gargotes de rue dégagent des fumées de leur préparation culinaire et parfument l’artère principale, ultra-animée par les amateurs de cuisine chinoise et de fruits de mer qui mangent sur des terrasses débordant jusque sur la route.

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