J7 – Un trajet sans fin

6h, nous prenons place dans une barque de 6, avec un couple de Français rencontrés la veille et deux Espagnols. Le tour des canaux dure trois heures. Nous avons entendu dire que cette promenade n’était pas forcément à faire de part son caractère similaire au trajet de la veille.

L’heure matinale est requise afin d’observer un maximum d’animaux. Finalement, nous entendons et verrons des singes hurleurs, impressionnants par leur organe vocal, quelques caïmans, des iguanes et des hérons ou du moins des espèces y ressemblant.

Cette ballade n’est donc pas plus enrichissante que notre trajet de l’aller et ne mérite pas le détour.

Tortuguero ne présentant pas d’intérêt particulier à cette période marquée par l’absence de tortues, nous quittons le village à 11h30 pour La Pavona, toujours sur une embarcation, où nous commençons un long périple aux multiples correspondances afin de rejoindre La Fortuna, notre destination finale.

Au bout d’une heure de bateau, nous retrouvons la terre ferme pour monter dans un bus à l’humidité et à la chaleur suffocantes, durant une heure. Arrivés à Carriari, deux solutions s’offrent à nous : rejoindre la capitale San Jose en trois heures par un bus direct et repartir le lendemain pour La Fortuna ou continuer sur notre lancée et essayer d’atteindre notre destination avant la nuit par une solution moins directe, en prenant plusieurs correspondances de bus. L’aspect aventure de la deuxième solution nous tente finalement et nous voilà à la recherche de l’arrêt de bus pour prendre notre prochaine connexion, Guapiles.

30 minutes plus tard, nous prenons une nouvelle correspondance pour Puerto Viejo de Sarapiquis. Cette fois-ci, plus d’une heure de trajet pendant laquelle nous faisons connaissance d’un jeune Tico de 15 ans, Diego, qui était également à Tortuguero. Lui aussi effectue le même trajet, s’arrêtant peu avant La Fortuna, notre point d’arrivée. A partir de ce moment il devient notre petit guide attitré et nous aidera à mieux comprendre ces nombreuses correspondances.

Il nous amène vers notre prochain bus pour San Carlos, dernière étape avant La Fortuna. Manque de chance, nous n’arrivons pas au bon moment et une attente de 2 heures est nécessaire avant de prendre notre bus. C’est l’occasion de se rafraîchir et de faire plus ample connaissance avec notre guide improvisé. Il fait preuve d’une maturité impressionnante pour son age, traversant seul une bonne partie du pays, de retour d’un week-end avec son père, ses parents étants séparés.

19h, notre bus part enfin pour près de deux heures de route. Le soleil est tombé depuis un bon moment. Nous arrivons à San Carlos où se situe notre dernière correspondance pour La Fortuna. N’étant pas sûr d’avoir encore des bus à cette heure tardive, Diego nous conseille de passer la nuit ici, et nous emmène dans une cabina près de chez lui. Après environ 10 heures de trajet et attente nous sommes bien contents de nous poser dans cette agréable chambre. Un repos récupérateur est bien venu.

Conseils aux voyageurs

– Balade en bateau : le tarif est de 30 $ en haute saison. Nous aurons un prix de 10 $ pour l’embarcation la plus sommaire, une toute petite barque, sans moteur.

– Tarif entrée réserve : il faut s’acquitter d’un droit d’entrée au parc pour 10 $ par personne, nous autorisant à nous balader sur les canaux et nous permettant la visite à pied du parc.


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