J2 – Couleurs et dorures du bouddhisme

Dix heures de sommeil auront été nécessaires afin de récupérer de nos quasi deux dernières nuits blanches.

Procession colorée

Au programme de notre première journée à Mandalay, la pagode Mahamumi, un temple bouddhiste – que l’on appelle pagode en Birmanie – à l’atmosphère très vivante où de nombreuses familles vêtues de leurs plus beaux apparats viennent en procession.

L’objet sacré qui attire les attentions est un bouddha doré qui grossit de feuilles d’or, de jour en jour. Il est coutume en Birmanie pour les dévots de déposer des feuilles d’or sur des statues de Bouddha ou autres objets sacrés comme le fameux Rocher d’Or, au programme de notre séjour. C’est avec délicatesse que des milliers de feuilles d’or très fines sont collées sur la statue géante, recouverte d’une couche dorée de plusieurs centimètres. Les hommes sont les seuls habilités à venir couvrir du précieux métal la statue sacrée.

Les feuilles d’or de Mandalay

Ces feuilles d’or sont fabriquées dans un quartier proche où des dizaines de petites manufactures transforment des petits lingots en des milliers de feuilles ultra-fines après des heures de travail durant lesquelles le métal est frappé avec une masse sur un support en bois. La finalité est d’aplanir au maximum ces feuilles, qui s’agrandissent donc avant d’être ensuite découpées par des mains féminines délicates. Les différentes étapes permettant cette transformation sont rythmées par les percussions des travailleurs où chacun tient un rôle précis dans le processus de transformation.

Palais-Royal

En début d’après midi nous remontons au Nord de la ville pour atteindre le Palais-Royal. Anciennement résidence royale, à partir de 1885 le gouverneur britannique prit possession des lieux, pendant la colonisation du pays par les Anglais. Détruit en 1945, il fut reconstruit en 1990 par le travail forcé.

Ici, le tumulte sonore de la ville semble s’atténuer alors que nous sommes à peine à quelques encablures du centre-ville. Les années de dictature de la junte sont encore visibles à travers l’omniprésence des militaires au sein du Palais-Royal, pourtant inhabité. Certaines artères à l’intérieur du palais sont même interdites au public.

De l’entrée, il faut parcourir un bon kilomètre avant d’arriver vers les divers bâtiments qui composent l’ensemble du Palais-Royal. Plusieurs édifices en bois ont subi les dommages du temps et sont défraichis alors que l’esthétique intérieur est soigné. L’endroit n’est pas exceptionnel mais l’écrin de verdure autour du palais nous permet une petite évasion, à l’écart du bruit et de la poussière du centre-ville.

Pagodes, pagodes

Le soleil de 13h est suffisamment puissant pour nous dissuader de remonter à pied la grande artère et de continuer à marcher vers les pagodes qu’il nous reste à visiter. Nous enjambons chacun une moto-taxi, moyen peu onéreux pour les courtes distances, afin de rejoindre quelques pagodes, qui dans ce pays constituent un attrait principal. Nous espérons ne pas subir une indigestion de ces lieux de culte. Heureusement, les architectures sont parfois très différentes, comme l’atteste la visite de la pagode en teck de Kyaung Shy et celle, immense mais totalement vide, de Kyaungdawgyi. Au final nous garderons nos motos-taxis pour la suite de l’après-midi, avec des nouvelles pagodes : Paya Kyauktawgyi, Paya Sandamuni et Paya Kuthodaw.

Sur les hauteurs de la colline de Mandalay

Notre journée se termine avec la montée de la colline de Mandalay, sur laquelle une pagode attire les croyants et les touristes voulant profiter de la vue panoramique sur la ville et ses environs grâce à une hauteur de 230 mètres.

Comme de nombreux touristes, nous sommes abordés par des Birmans venus parfaire leur anglais par la pratique avec des étrangers. Malheureusement pour eux, ils n’ont pas affaire à des experts linguistiques et notre anglais de bricolage n’est pas le plus adapté pour un perfectionnement. Au final, notre conversation aura été plus profitable pour nous que pour eux !

Quant au coucher de soleil, il sera inachevé à cause d’un film de brume dans le ciel, dont nous soupçonnons la cause par la pollution et la poussière.

Après un retour express par notre guest house afin de finaliser le programme du lendemain, nous partons à quelques encablures de là pour satisfaire nos estomacs dans un restaurant fréquenté par de nombreux locaux, ce qui est généralement bon signe.


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